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Comment le retour progressif de l’inflation à la baisse pourrait relancer le marché immobilier français en 2026

Comment le retour progressif de l’inflation à la baisse pourrait relancer le marché immobilier français en 2026

Comment le retour progressif de l’inflation à la baisse pourrait relancer le marché immobilier français en 2026

Inflation en baisse : un signal positif pour le marché immobilier français

Depuis 2021, la hausse rapide de l’inflation a bouleversé le marché immobilier français : flambée des taux de crédit, baisse du pouvoir d’achat, gel de nombreux projets, recul des transactions. Mais un scénario se dessine progressivement à l’horizon 2026 : celui d’un retour progressif de l’inflation à la baisse, accompagné d’une détente des taux d’intérêt.

Ce mouvement pourrait profondément relancer le marché immobilier français en 2026, en redonnant de l’air aux ménages, aux investisseurs et aux professionnels de l’immobilier. Pour comprendre pourquoi, il faut croiser plusieurs paramètres : inflation, taux de crédit, réglementation bancaire, dispositifs d’aide, et dynamique des prix.

Pourquoi la baisse de l’inflation pèse directement sur le crédit immobilier

En France comme dans la zone euro, l’inflation est le principal indicateur suivi par la Banque centrale européenne (BCE) pour déterminer sa politique monétaire. Lorsque l’inflation est trop élevée, la BCE remonte ses taux directeurs. Résultat : les taux des crédits immobiliers augmentent, car les banques se refinancent plus cher.

À l’inverse, lorsque l’inflation reflue durablement vers l’objectif de 2 % fixé par la BCE, les conditions sont réunies pour :

Ainsi, un retour progressif de l’inflation à la baisse d’ici 2026 crée un environnement favorable à la détente des taux, et donc à un redémarrage du marché.

La mécanique des taux d’intérêt : de l’usure au pouvoir d’achat immobilier

En France, le coût du crédit immobilier est encadré par le taux d’usure, défini par l’article L. 314-6 du Code de la consommation. Il fixe le taux maximal auquel une banque peut prêter pour un crédit immobilier. Lorsque les taux montent trop vite, de nombreux ménages se retrouvent exclus du financement, car les banques ne peuvent plus ajuster suffisamment leurs marges.

Avec la baisse progressive de l’inflation, plusieurs effets vertueux peuvent se produire :

Par exemple, un emprunteur qui ne pouvait financer que 220 000 € avec un taux à 4,5 % sur 25 ans pourrait, avec un taux ramené autour de 3 %, viser 250 000 ou 260 000 €, sous réserve de respecter les règles de taux d’endettement fixées par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) (35 % maximum en général, selon la recommandation de décembre 2019, intégrée à l’article L. 313-1 du Code de la consommation).

2026 : vers un redémarrage progressif des transactions immobilières

Le marché immobilier français a connu un net ralentissement à partir de 2023 : volumes de ventes en baisse, allongement des délais de commercialisation, plus de négociations, baisse des prix dans plusieurs grandes villes.

Si l’inflation recule réellement et que les taux se détendent, le scénario 2026 pourrait s’articuler autour de trois dynamiques :

Le marché ne redeviendra pas euphoriquement haussier partout. Mais un scénario de normalisation est crédible : moins de blocages, des volumes qui remontent, des prix plus cohérents avec les revenus et le coût du crédit.

Le rôle de la BCE et du cadre réglementaire français

Le redémarrage du marché immobilier en 2026 ne dépendra pas seulement de la baisse de l’inflation. Il reposera aussi sur les choix de la BCE et sur les règles internes françaises :

Une inflation maîtrisée facilite la tâche des régulateurs : ils peuvent envisager un assouplissement progressif des contraintes, sans compromettre la stabilité du système bancaire. Cela se traduit par davantage de dossiers acceptés, notamment pour des profils aujourd’hui jugés “limites”.

Impact sur les différents segments du marché immobilier français

La baisse de l’inflation ne profitera pas de la même manière à tous les types de biens. Le marché immobilier français en 2026 pourrait évoluer de façon contrastée selon les segments.

Pour les logements anciens :

Pour le neuf :

Pour les résidences secondaires et les zones touristiques, un environnement de taux plus bas peut redonner de l’élan à une clientèle en partie internationale, notamment si l’euro reste stable et que la France conserve son statut de valeur refuge immobilière.

Inflation, loyers et rentabilité locative en 2026

L’inflation ne concerne pas seulement le crédit, elle impacte aussi les loyers. En France, l’indexation des loyers est encadrée par l’indice de référence des loyers (IRL), régi par l’article 17-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs.

Lorsque l’inflation baisse :

Cependant, si les taux de crédit baissent dans le même temps, la rentabilité nette peut rester intéressante, car le coût du financement diminue. Les investisseurs devront donc arbitrer entre :

Assurance emprunteur, coût global du crédit et loi Lemoine

Le coût global d’un projet immobilier ne se limite pas au taux du crédit. L’assurance emprunteur pèse de plus en plus dans la facture totale, surtout pour les profils à risques. La loi Lemoine n° 2022-270 du 28 février 2022 a profondément modifié ce marché :

Dans un environnement de taux plus bas en 2026, la renégociation de l’assurance deviendra un levier supplémentaire pour optimiser le coût de son financement immobilier. Les ménages pourront ainsi cumuler :

Stratégies à envisager dès maintenant en vue de 2026

Anticiper le retour progressif de l’inflation à la baisse et une possible relance du marché immobilier en 2026 permet d’élaborer une stratégie plus fine, que l’on soit acheteur, vendeur ou investisseur.

Pour les ménages souhaitant acheter leur résidence principale :

Pour les investisseurs :

Pour les vendeurs :

À l’horizon 2026, la combinaison d’une inflation en baisse, de taux de crédit plus attractifs, d’un cadre réglementaire stabilisé et d’une demande en partie renouvelée pourrait ouvrir un nouveau cycle pour le marché immobilier français. Ni euphorique, ni apathique : un cycle plus rationnel, davantage fondé sur la solvabilité réelle des ménages, la qualité des biens et la performance énergétique. Pour les acteurs prêts à s’adapter, cette nouvelle phase pourrait offrir de réelles opportunités.

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